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EpiniX Tour 2009 : Pari gagné !

Bonjour à tous,

Voilà déjà deux semaines que l'EpiniX Tour 2009 s'est achevé à Paris, sur l'avenue des Champs Élysées à Paris après avoir parcouru les 2148 km du parcours à plus de 18 km/h de moyenne (18,4 km/h en tenant compte du kilométrage réel)

Malgré de petits incidents de course (3 crevaisons, 1 chute, 2 étapes annulées sur le parcours initial) le pari de parcourir plus de 2000 kilomètres en 3 semaines a été largement atteint, et ce, tout en escaladant 3 difficultés classées en col de Hors-Catégorie : le Galibier, la cîme de la Bonette, le Tourmalet. Je suis d'autant plus satisfait d'avoir terminé, que la moyenne me semble correct n'ayant pas eu souvent le vent de dos, et devant constamment rouler avec une remorque à tracter. De plus, suite à ma chute à Nice, le dérailleur ne me permettait plus d'utiliser le grand pignon, d'où une difficulté supplémentaire lors de forte montée, qui ne m'a finalement que peu pénalisé : les kilomètres accumulés en 1ère semaine et début de seconde, m'ont permis de grimper au sommet du Tourmalet sans me mettre dans le rouge, j'ai même en mémoire le moment où j'ai croisé dans cette montée un cycliste avec exactement la même remorque que moi, il descendait, et alors que je continuais de pédaler, j'ai lâché le guidon d'une main pendant 5-6 secondes pour lui faire un signe visible, tout en conservant un rythme de 10-11 km/h sur un passage à 9%. Et une grande satisfaction en haut du Tourmalet, dernière difficulté majeure de l'édition 2009. Autre sujet de satisfaction, la dernière semaine, où j'ai roulé tous les jours sans exception, et avec des journées approchant les 180 km en comptant la sortie d'après étape, pour aller à l'hypermarché le plus proche pour y trouver des aliments pour la soirée et le lendemain (voire aussi pour le surlendemain).

Après un tel périple, riche en émotions et où il aura fallu faire preuve de ténacité, cela m'apporte encore beaucoup d'enseignement, bien qu'ayant déjà fait en 2006 et 2007 deux long parcours (960 et 1250 km) sur 8 et 10 jours :

  • La première des choses et que, malgré un parcours minutieusement préparé, il est impossible de toujours voir la bonne route à suivre, les départementales sont débaptisés/rebaptisés, un tronçon de route est commun à deux noms de route, des panneaux sont invisibles dans les arbres, nom de route manquant... carrefour modifié, déviations... autant de choses qui pousse à faire des kilomètres en trop, et surtout, à perdre la bonne route. L'emploi d'un GPS l'an prochain me parait être la meilleure solution, pour ne pas passer des heures au téléphone avec mon centre de logistique.
  • La remorque monoroue même si elle m'enlève le punch aux démarrages, soulage considérablement mon dos en comparaison d'un sac à dos 60 litres. Il m'est même arrivé de pratiquement oublier la présence de la remorque. La vitesse plus basse me le rappela.
  • La longueur du périple n'est pas inaccessible. 2266,6 km officiellement parcourus (plus quelques km dans les villes, pour faire des aller/retours hypermarchés) en 3 semaines, c'est possible et ça a été fait.
  • La longueur maximale d'une étape. Aucune étape ne faisait plus de 170km, cela a parfois été dépassé dans les faits, mais de peu, et pour profiter du paysage, de pouvoir prendre des photos, s'arrêter manger un morceau, il est clair que cette distance de 170km ne doit pas être dépassée, ou alors ce sera au détriment du plaisir de faire du tourisme.
  • Le nécessaire de réparation. Je commence à avoir l'habitude de changer de chambre à air, mais, je vais songer aux solutions hydroalcoolique je crois, pour me nettoyer les mains après, et ne pas entamer mes réserves d'eau, juste pour ça.
  • Les pneus en kevlar ont résistés, non pas tant que ça aux crevaisons (encore que... j'en aurais peut-être eu encore plus sinon) mais aux 2500 km depuis leur pose.
  • Les phares : avant sur batterie rechargeable / arrière avec piles. Le tout en LED.
  • Le poncho. Il m'a bien servi en haut du Galibier (vous n'en verrez d'ailleur aucune photo, l'appareil étant ds mon sac à dos, sous le poncho tout comme moi). Cet accessoire est indispensable sur de longs trajets de plusieurs jours, car on ne peut pas espérer n'avoir aucune goutte de pluie durant 3 semaines. Et puis, l'impératif des étapes, fait que je ne peux pas repousser au lendemain pour cause de pluie.

Je vous donne rendez-vous demain pour retrouver le tableau des données recueillies sur chaque étape.

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