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EpiniX Tour 2011 : Déchaine... les éléments.

En préparant cette sixième édition, je me disais qu'elle resterait dans ma mémoire comme inoubliable car vraiment, elle promettait d'être spectaculaire, de proposer des paysages magnifiques et des montées redoutables. Cela avait pourtant bien commencé. Un prologue sous le soleil, et avec un temps de 17'32" battant ainsi de 25 secondes un chrono qui avait près d'un an. Mais dès le lendemain, la météo allait me donner du fil à retordre. Cette première étape, entre Bogny-sur-Meuse et Maubeuge fut pour une grande partie en Belgique et en direction du nord-ouest, ce qui me fit sentir le vent de côté pour les trois quart de la journée, mais, dès que je devais redescendre vers le sud, à l'approche de Maubeuge, j'ai eu le vent de face et la pluie en simultanée. Un vent qui, jour après jour, jusqu'à Annecy aura toujours été de face ou 3/4 défavorable. Et chaque jour, j'aurai droit à plusieurs épisodes de pluie, plus ou moins soutenue m'obligeant à m'arrêter très fréquemment pour selon la force de la pluie, mettre l'imperméable, ou la cape cycliste (poncho) ou aucun des deux.

Après avoir traversé la Belgique au départ des Ardennes, puis la Champagne après un court passage dans le Nord et l'Aisne, c'est après une halte en Bourgogne à Dijon que les choses sérieuses au niveau sportif ont commencé. Trois étapes qui laisseront des traces. Une première qui me fera arriver à Pontarlier et qui m'offrira les premiers reliefs du Jura et une côte classée en 2è catégorie près de l'arrivée. Jusque là, la météo reste mauvaise, mais cela fait parti de la vie du cycliste.

L'étape suivante partie de Franche-Comté et arrivant près du Lac Léman augmente sensiblement la difficulté pour atteindre environ 1600m de dénivelé positif, et c'est durant cette étape que j'ai commencé à sentir une gêne au niveau du genou droit. J'ai terminé l'étape et la gêne semblait disparu, mais le lendemain, je la sentais bien présente encore. Elle se manifestait à chaque tour de pédalier, comme si un fil tendu sur mon genou s'y frottait. Et sur 168 km cette journée là, j'ai eu le temps de bien la sentir, surtout avec les efforts à consentir sur l'étape menant de Saint-Julien-en-Genevois à Annecy, en repassant dans le Jura pour grimper les cols de la Faucille et de la Croix de la Serra (2 cols à plus de 1000 mètres). En arrivant à Annecy la sensation est très désagréable sur le genou, si bien que le lendemain, du contre-la-montre prévu autour du lac d'Annecy je ne fais qu'une vingtaine de kilomètres. Le lendemain, la gêne est tjs présente, à chaque tour de pédalier, dès lors que je sollicite même légèrement ce genou.

Dans la contrainte, je me résouds à rentrer sur Paris après avoir cherché des médecins sur Annecy. En TGV je suis vite arrivé sur Paris, en tout début d'après-midi, là je cherche un médecin qui peut me recevoir dans l'après-midi. Après l'avoir trouvé, et rencontré, il me diagnostique un problème aux ligaments, me prescrit des anti-inflammatoires et m'ordonne au moins 10 jours sans vélo. Dès lors je savais que l'EpiniX Tour 2011 était terminé pour moi. Impossible de repartir ne serait-ce que pour les pyrénées.

Après 10 jours de repos, je me suis posé la question de remonter sur le vélo pour la dernière étape Evreux > Paris mais mon genou me semblait encore trop faible pour tenir la distance, même si aucune grosse difficulté (autre que la distance) ne venait agrémenter le parcours très plat. J'ai donc renoncé également à rouler cette dernière étape préférant poursuivre le repos de mon genou. Je l'ai d'ailleurs laissé au repos deux semaines de plus, pour ne remonter sur la selle que le week-end dernier pour seulement 22 kilomètres, mais qui s'avérèrent suffisant pour une première sortie.

En résumé l'édition 2011 n'aura eu de positif que le chrono du prologue amélioré. Pour le reste, bien que les paysages m'ont plu tout au long des 7 étapes parcourus, la déception de n'avoir pu ralier Paris après 3 semaines de route m'empêchent de savourer pleinement l'aventure. Mais je sais que l'an prochain, l'EpiniX Tour reviendra, et cette fois ci, la difficulté sera sans doute moindre, avec un paquetage probablement allégé et aussi rouler en duo. Alors si en plus, la météo est bienveillante... cela ne pourra que réussir.

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